Un seul Christ et une seule Eglise universelle
Publié le 19 Octobre 2012
Comment le Christ sera-t-il manifesté dans l'Eglise, sinon par l'unité des pensées, des désirs et des volontés, par un même sentiment de l'unité profonde, humaine et spirituelle, qui existe entre les enfants du Dieu unique, ceux qui ne sont nés ni du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu (Jn 1,13)?
Comment témoigner devant le monde que Dieu est un, sinon par l'unité de ceux qui sont nés de Lui?
Comment le monde pourra-t-il croire que Jésus Christ est le Fils unique de Dieu, sinon dans la mesure où seront fils ensemble ceux
qui croient en lui, dans la mesure où seront « un » ceux qui sont nés de Dieu par sa mort pour eux sur la croix et sa résurrection où il les entraîne, qui se sont maintenant unis à son corps, à
son sang et à son Esprit, et qui, par conséquent, sont tous devenus membres d'un même Corps?
N'est-il pas évident que l'universalité et l'unité de l'Eglise constituent toute la théologie, qu'elles sont la preuve de l'existence
du Christ et de son action, la réalisation de la nouvelle naissance dans l'eau et le Saint Esprit, reçue du ciel par l'homme?
Les déficiences que nous constatons dans les différentes Eglises en ce qui concerne l'universalité et l'unité de l'Eglise exigent de
nous, non que nous reconsidérions notre théologie, car notre théologie est correcte et fidèle, mais que nous nous mettions nous-mêmes en question à la lumière de cette théologie, pour que nous
puissions corriger notre vision de Dieu, le seul Père de toute l'humanité, et notre vision du Christ, comme seul sauveur et seul rédempteur de tous ceux qui appellent son Nom (Ac 2,21; Rm 10,13),
lui qui a ramené, sans discriminations, l'humanité entière à l'adoption filiale, pour que nous puissions enfin corriger notre amour pour l'homme, - pour tout homme - comme étant indiscutablement
notre frère, quand bien même il nous manifesterait son hostilité et nous tendrait des pièges mortels.
Il ne faudrait pour autant pas perdre de vue que ce qui nous pousse à rechercher cette catholicité et cette unité de l'Eglise, ce
n'est pas simplement un zèle théologique, ou l'idéalisme, ni même un remords de conscience. Ce doit être notre foi, notre amour, c'est-à-dire la nouveauté de notre nouvelle naissance, qui vient
du ciel et que nous ne pouvons réellement vivre en dehors de la catholicité et de l'unité de l'Eglise.
L'homme nouveau ne peut aucunement vivre comme «une partie» séparée des autres parties, encore moins dans l'hostilité ou la haine à leur égard. L'homme nouveau ne peut être qu'un «Tout», il ne peut être que «Un», car il est d'une nature catholique et d'un Père qui est Un. La nouvelle nature une reçue à la naissance par chacun dans l'Eglise est celle qui fait que tous sont Un (Ga 3,28 et Jn 17,21) par la grâce et l'Esprit. L'amour impose son autorité divine et universelle. L'unique paternité du Père imprègne ceux qui sont nés de lui, à l'image du Christ, le Fils unique.
L'Eglise est donc catholique parce qu'elle est le corps du Christ immolé par amour pour le monde ENTIER, qui
rassemble en lui toutes choses (Ep 1,10).
L'Eglise est une parce qu'elle est la demeure qu'on ne peut briser, celle du Père.
Et maintenant, nous attendons avec une grande impatience, dans la prière et les larmes, avec la sensibilité de l'homme nouveau, que
se réalisent la catholicité et l'unité de l'Eglise dans le monde entier.
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