Samedi 22 août 2009, à 16h30, j'ai concélébré mon premier mariage avec le Père Jean-Henri. Cette belle cérémonie du Couronnement avait lieu dans les locaux du
Centre Martin Luther King, à Nîmes. Nous fûmes accueillis par le Pasteur Jean-Louis Poujol et son épouse, qui nous ont non seulement ouvert leur porte mais aussi leurs cœurs. Nous étions donc un
peu chez nous en ce lieu de culte qui, fort heureusement, est équipé de la climatisation.
La veille du grand jour, Claire et Pierre Bazin, les mariés, étaient venus décorer la salle. Pendant ce temps, le diacre René et son épouse préparaient le lieu pour
lui donner un "air orthodoxe" et disposaient le matériel nécessaire pour célébrer la liturgie. Père Jean-Henri supervisait cette installation. Un grand merci aux bénévoles qui se sont dépensés
sans compter pour faire de ce mariage une réussite. Quant au chœur, une première répétition avait permis de répartir les chants entre les chantres et de s'entraîner. Quelques minutes avant la
cérémonie, un dernier ajustement et un échauffement des voix furent nécessaires. Pour donner plus d'ampleur à ces voix féminines, je me suis mêlé à elles, selon mes possibilités ministérielles.
Le résultat fut à la hauteur de nos espérances.
La cérémonie a commencé par le rite des fiançailles qui est parfois célébré seul quelques temps auparavant. Durant ce rituel, les fiancés s'engagent l'un envers
l'autre et s'échangent les anneaux qui ont été bénis par le prêtre. Puis, après une longue prière de bénédiction, les futurs époux sont conduits par le prêtre jusque devant les portes royales,
pendant que le chœur chante le praelegendum ou chant d'entrée.
La liturgie se déroule selon l'ordinaire, avec quelques parties spécifiques aux mariés. Après les litanies appelées diptyques, on procède au rite du voile. Le
prêtre présente le voile qui recouvre les Saints Dons et le place derrière les époux. Puis, les témoins le maintiennent pendant que les mariés s'embrassent à l'abri des regards indiscrets. Ce
voile symbolise l'intimité du couple qui ne doit jamais être violée ni faire l'objet de reproches. Seul Dieu participe à cette intimité sacrée. Après la consécration eucharistique et le Notre
Père, le prêtre bénit les époux et les invite à communier en leur présentant le calice.
A la fin de la liturgie, juste après l'action de grâces, on procède au rite du couronnement. C'est d'ailleurs ainsi qu'est appelé le mariage chez les orthodoxes. Le
prêtre présente une coupe de vin non consacré d'abord au marié, puis à la mariée, et enfin à nouveau au marié qui doit la terminer. Cette coupe, conservée par les époux, symbolise leur union
totale et leur interdépendance. Puis, le prêtre place une couronne sur chacun des époux en disant une prière de bénédiction. Cette couronne symbolise la présence de Dieu qui consacre ces
épousailles et donne aux mariés un statut royal. Comme le sacerdoce ou la vie religieuse, le mariage est aussi une vocation bénie par Dieu. Enfin, le prêtre réunit les mains des époux et, ayant
placé son étole au-dessus, il les entraîne à sa suite dans une triple rotation autour de l'autel. Ce parcours symbolise le chemin de vie de ce nouveau couple, guidé par la lumière céleste et
soutenu par les sacrements de l'Eglise. Pendant ce périple, le chœur chante 3 versets dont les paroles sont des bénédictions mais aussi des enseignements sur l'action de la divine
miséricorde.
Après la liturgie, la coutume orthodoxe est de chanter l'Ad Multos Annos (de nombreuses années) en l'honneur des nouveaux époux. Claire et Pierre, tout auréolés de
la bénédiction reçue, ont distribué le pain bénit en recevant les félicitations de leurs amis présents. Avant leur départ, quelques photos souvenir ont été prises avec le clergé.
An nom de la paroisse de l'Annonciation, je souhaite une longue et heureuse vie à Claire, Pierre et à leurs deux jeunes enfants Kylian et Aurore. Que le Seigneur
Jésus les bénisse et les protège!
+ Père Stéphane